J’en suis à mon deuxième post aujourd’hui – mais c’est une exception absolue. Simplement, maintenant que j’ai Internet chez moi, j’ai bien envie de vous le dire, à quoi ça ressemble chez moi.
Chez moi, ce n’est pas très grand. On est trois collocs (eux je vous en parlerai plus tard), on a une cuisine, douche, toilettes communs, et une chambrette chacun. On est au RDC pleine vue sur les vélos (ça c’est fait exprès pour me pourrir la vie je suis sûre). Pour la chambre elle même, il y a un avant et un après.
Avant : lit au milieu de la pièce, téléphone à côté, table basse, draps blancs, bonjour, bienvenue à l’Hôtel-Dieu nous sommes ravis de vous accueillir en pension complète.
Après : lit douillettement collé contre le mur (et le radiateur, je suis d’accord ça ajoute au côté chaleureux), jolis draps apportés par mes soins, bureau en face… Je suis enfin chez moi.
Et pour profiter de ce confort tout neuf, j’ai experimenté pour vous (mais surtout pour moi) la fameuse nourriture anglaise. Voilà, je suis un pionnier qui avance sans peur et sans reproche, je ne crains rien, intrépide, impudente, j’ai poussé la porte du Salinsbury (oui c’est snob de préférer acheter un truc à 10 km de chez soi que juste devant parce qu’on aime mieux la marque, mais on ne se refait pas). J’ai poussé la porte du Salinsbury, disais-je donc, à la recherche de cette nourriture si caractéristique qui (dé)fait la réputation de l’Angleterre. Bravant les cris inquiets de mon estomac, je me jette entre les rayons… bon j’arrête. Je suis ressortie avec un paquet de Fajitas toutes prêtes. Pas glorieux, je sais. On ne peut pas être un héros tous les jours.
En revanche, il y a quelque chose de vraiment anglais que j’ai acheté par la même occasion et dont j’ai bien envie de vous parler. Il s’agit de petites bouteilles, que l’on trouve alignées au rayon frais. Elles ont des bouchons transparents, ou jaunes, ou rouges, et une étiquette avec une bonne bouille dessinée dessus dans le plus pur style BD. Elles ont aussi une petite histoire pour chaque goût, et chaque petite histoire est comme une petite bulle de BD, légère et marrante, pour faire passer le temps dans le bus en rentrant chez soi. Les connaisseurs auront déjà reconnu les jus de fruits Innocent. Innocents, ils le sont, sans conservateurs, sans colorants, sans rien qui sente pas bon le chimique. C’est du pur jus, bien épais, un peu acide, bien frais.
Et voilà, je suis assise sur ma chaise dans ma chambre réarrangée, j’ai papoté avec la colloc, j’ai Internet à portée de main, mes amis au bout de la fenêtre msn, et une bouteille d’Innocent cranberries&raspberries aux lèvres. Il fait chaud, j’ai Wax Tailor qui joue sur les enceintes, et je raconte ma vie. Que demander de plus ?
J’ai bien une idée…
C’est con, le bonheur (enfin presque).

